Journée scientifique, le 12 novembre 2021!

Le GNS est heureux de vous annoncer la tenue d’une journée scientifique le 12 novembre prochain.

Les chercheurs et la population étudiante sont invités à soumettre leurs projets de recherches au plus tard le 24 septembre 2021 à 23h30. Pour soumettre votre projet ou pour assister aux présentations de la journée, rendez vous sur le site: https://www.eventbrite.ca/e/billets-journee-scientifique-sur-les-neurosciences-sociales-2021-150090469635?fbclid=IwAR26Ogt0IExZ7kPgz-xjcfDYLNzqsSDlieTXH9wGGWcdxLK0uKV8uCWOwGY 

 Veuillez noter que les résumés doivent se classer dans l’une des thématiques suivantes:

  • Mécanismes biologiques sous-tendant les comportements sociaux

  • Impact de facteurs sociaux sur le comportement

  • Impact de facteurs sociaux sur le fonctionnement cognitif

  • Impact de facteurs sociaux sur le fonctionnement biologique

  • Cerveau et comportements sociaux

  • Mécanismes psychologiques sous tendant le fonctionnement social

De plus, voici les types de présentations acceptés:

  1. Présentation par affiche. Les résultats de recherche seront présentés sous forme d’affiche. La dimension des affiches sera fournie sous peu.
  2. Datablitz. Les présentations de type Datablitz seront de courtes présentations orales d’une durée de 5 minutes dans lequel le projet de recherche doit être présenté dans son ensemble (contexte théorique, méthodologie, résultats et conclusion).
  3. Symposium. Les symposiums correspondent à des regroupements de présentations orales autour d’un thème central similaire. La durée de chaque symposium sera de 60 minutes. Lors de la sélection des communications, les propositions incluant des chercheurs de plusieurs universités différentes seront favorisés.
  4. Atelier méthodologique. Il s’agit d’une présentation de méthodes expérimentales utilisées dans des projets de recherche rattachés aux domaines connexes aux neurosciences sociales.

Tous les candidats dont les projets seront retenus pour être présentés lors de la journée scientifique seront contactés via leur courriel avant le 15 octobre 2021.

Le LPVS remporte deux prix à la journée scientifique NeuroQAM 2020

L’équipe du Laboratoire de Perception Visuelle et sociale s’est distinguée lors de la journée scientifique organisée par le groupe NeuroQAM en novembre dernier, remportant deux prix pour des présentations orales effectuées par ses membres.

D’abord, Marie-Pier Plouffe-Demers s’est distinguée en remportant un prix pour la meilleure présentation de type « datablitz ». Voici le résumé de sa présentation:

Impact du sexe sur la discrimination de l’intensité de douleur vécue par autrui

Marie-Pier Plouffe-Demers Étudiante de 3e cycle (doctorat) Université du Québec à Montréal

SAUMURE, Camille ; FISET, Daniel ; CORMIER, Stéphanie ; KUNZ, Miriam ; BLAIS, Caroline

Des études ont démontré un avantage féminin à discriminer l’expression faciale de douleur, mais peu se sont intéressées aux stratégies visuelles qui le sous-tendent. Dans cette étude, la performance et les stratégies visuelles de 72 participants (37 hommes) ont été mesurées avec la méthode Bubbles. Pour chacun des 1512 essais, 2 avatars bullés (2 sexes x 4 niveaux d’intensité) étaient présentés au participant qui devait identifier celui présentant le plus haut niveau de douleur. Le nombre de bulles nécessaire au maintien d’une précision moyenne de 75% faisait office de mesure de performance. Les résultats indiquent la nécessité d’un plus grand nombre de bulles pour les hommes (M=56, SD=23.16) que les femmes (M=44.5, SD=20.81), suggérant une performance supérieure des femmes [t(1,70)=2.22, p<0.029]. Bien que les deux sexes utilisent des régions semblables du visage (i.e. yeux, sourcils & nez), les hommes ont recours à des régions plus petites que les femmes [t(1,70)=2.43, p=0.017].

De plus, Marie-Claude Desjardins a remporté un prix pour la meilleure présentation orale. Voici le résumé de sa présentation:

Le lien entre les représentations visuelles de l’expression faciale de douleur et l’estimation de la douleur chez autrui.

Marie-Claude Desjardins Étudiante de 1e cycle (baccalauréat) Université du Québec en Outaouais

BLAIS, Caroline ; LÉVESQUE-LACASSE, Alexandra ; CHARBONNEAU, Carine ; FISET, Daniel ; CORMIER, Stéphanie

Le biais à sous-estimer la douleur d’autrui est un phénomène courant, mais le rôle qu’y joue la perception visuelle demeure peu compris. Nous avons vérifié si la sensibilité à détecter des variations d’intensité dans la douleur d’autrui et la tendance à sous-estimer celle-ci sont associées à des variations dans les représentations visuelles (RV) de l’expression faciale de douleur. Les RV de 73 participants ont été mesurées avec une tâche de corrélation inverse; leur sensibilité et leur biais d’estimation ont été mesurés en leur faisant visionner des vidéos d’individus souffrant dont ils devaient estimer la douleur. La sensibilité et le biais d’estimation sont associés à des variations dans les RV. Une meilleure sensibilité est liée à des RV plus intenses, χ2(1)=23.5, p<0.001, et une plus grande saillance de la région des sourcils, χ2(5)=47.2, p<0.001. La sous-estimation est liée à des RV moins intenses, χ2(1)=11.7, p<0.001, et une plus grande saillance de la bouche, χ2(5)=41.7,p<0.001.

L’équipe du LPVS tient à féliciter les deux étudiantes pour ces distinctions ainsi que la qualité de leur présentation. Le LPVS remercie aussi tous les étudiants et chercheurs impliqués dans ces projets de recherche.

Caroline Blais obtient une Chaire de recherche du Canada en perception visuelle et sociale

Une des directrices du Laboratoire de Perception Visuelle et Sociale, Dre Caroline Blais, a récemment obtenu la Chaire de recherche en perception visuelle et sociale de la part du Conseil de Recherche en Sciences Naturelles et Génie (CRSNG) du Gouvernement Fédéral du Canada. Cette chaire de recherche lui permettra de mener des projets visant à mieux comprendre l’influence de processus sociaux comme la culture sur les différentes étapes de la perception visuelle.

Voici le résumé des travaux associés à cette chaire, disponible sur le répertoire des chaires de recherche du Canada:

Dans le contexte actuel de mondialisation et de multiculturalisme, il est de plus en plus important de comprendre comment nos environnements visuels et socioculturels affectent la perception visuelle. Caroline Blais, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en vision cognitive et sociale, veut améliorer cette compréhension.

Jusqu’à présent, la plupart des études sur la perception visuelle ont été menées sur des Occidentaux, les quelques études interculturelles n’ayant porté que sur deux cultures à la fois. Mais Mme Blais et son équipe de recherche espèrent accroître la diversité des données en étudiant le traitement visuel et la communication des signaux sociaux dans différents groupes culturels.
https://www.chairs-chaires.gc.ca/chairholders-titulaires/profile-fra.aspx?profileId=4770

Toutes nos félicitations à Dre Caroline Blais! L’équipe du LPVS lui souhaite du succès dans ses nouveaux projets de recherche.

Cinq étudiants du LPVS remportent des bourses d’études pour l’année 2020

Le Laboratoire de Perception Visuelle et Sociale est heureux d’annoncer que plusieurs de ses étudiants se sont distingués lors de concours provinciaux et nationaux destinés à l’obtention de bourses d’études aux cycles supérieurs pour l’année 2020.

Au niveau maîtrise, Kim Calvé, Michaël Massicotte et Francis Gingras se sont mérités des Bourses de Recherche de Premier Cycle (BESC-M) attribuées par le Conseil de Recherche en Sciences Naturelles et Génie (CRSNG) du Gouvernement du Canada.

Au niveau doctoral, Joël Guérette s’est mérité une bourse doctorale (B2) attribuée par les Fonds de Recherche Québécois en Société et Culture (FRQSC). Isabelle Charbonneau a remporté la prestigieuse bourse Joseph Armand Bombardier, attribuée par le Conseil de Recherche en Sciences Humaines (CRSH) du Gouvernement du Canada.

L’équipe du LPVS tient à féliciter tous ces étudiants pour leur travail acharné, et leur souhaite la meilleure des chances au cours de leurs études supérieures.

Obtention du Ph.D. par Justin Duncan

Le LPVS est extrêmement fier de souligner l’obtention du tout premier Ph.D. au sein du laboratoire par Dr. Justin Duncan. Sa thèse intitulée « L’orientation de l’information visuelle et son rôle dans le traitement des visages humains » porte sur les orientations spatiales horizontales et le rôle qu’elles jouent dans la perception faciale. Dr. Duncan a créé puis a utilisé la méthode des bulles d’orientation, une méthode qui consiste à isoler les orientations spatiales afin de pouvoir évaluer le rôle joué par chacune dans la perception faciale, pour parvenir à l’obtention de ses résultats finaux. Il poursuivra dès cette année ses études post-doctorales en Suisse au sein du laboratoire de Dr. Roberto Caladara, un chercheur spécialisé en cognition visuelle et en différences culturelles et sociales. Voici un bref résumé de la thèse de Justin:

« Durant la dernière décennie, les travaux de différents chercheurs ont montré que plusieurs facettes de la perception faciale reposent sur les orientations spatiales horizontales. Ma thèse soulève différentes questions au sujet des horizontales : I) Quel est leur rôle dans la reconnaissance des expressions faciales? II) Quel est leur lien avec le traitement des régions faciales? III) Expliquent-elles les différences individuelles en reconnaissance faciale? IV) L’asymétrie cérébrale observée dans la perception des visages concorde-t-elle avec une différence hémisphérique dans le traitement des orientations spatiales faciales? Afin de répondre à ces questions, j’ai développé la méthode des bulles d’orientation pour étudier indépendamment la contribution de toutes les orientations spatiales. Ma première étude relate les données d’expériences démontrant i) que la reconnaissance des expressions faciales repose sur le traitement des horizontales et ii) que le traitement de cette information est mieux prédit par le traitement de la région des yeux. Dans la seconde étude, je présente les données d’une expérience démontrant hors de tout doute que les meilleurs dans les tâches d’identification faciale utilisent davantage l’information faciale horizontale. Enfin, je présente dans une ultime étude les données d’expériences démontrant que la supériorité du champ visuel gauche (c.-à-d. le fait que les visages présentés au champ visuel gauche soient traités avec une plus grande efficacité vs. le champ visuel droit) concorde avec une meilleure utilisation de l’information horizontale dans l’hémisphère cérébral droit, réputé meilleur en perception faciale. Ensemble, ces études confortent l’hypothèse selon laquelle la capacité du système visuel à traiter de manière sélective l’information faciale diagnostique comprise dans les orientations spatiales horizontales joue un rôle crucial dans de nombreux aspects du traitement facial et pointent vers un mécanisme psychophysique par lequel pourrait émerger l’expertise visuelle impliquée dans la perception faciale.» – Justin Duncan, Ph.D

Toutes nos félicitations Justin, nous te souhaitons de continuer de t’épanouir tout au long de ton post-doctorat en Suisse.

Merci pour toutes ces années passées parmi nous!

– L’équipe du LPVS

Le laboratoire présent au 87e congrès de l’ACFAS!

Le LPVS s été très bien représenté lors du 87e congrès de l’Association francophone pour le savoir (ACFAS), qui a exceptionnellement eu lieu à l’UQO cette année. Rassemblant toute la communauté scientifique francophone québécoise, ce congrès de renommée nationale a pour objectif de promouvoir la diffusion des savoirs en français Les membres de notre laboratoire y ont présenté, par l’entremise de présentations orales et d’affiches, plusieurs projets qui sont en cours au laboratoire. Voici un aperçu des divers projets présentés:

Communications orales

Colloque: La communication non verbale : recherches, enjeux et dialogues interdisciplinaires

Caroline Blais – La reconnaissance des expressions faciales : des mécanismes visuels fondamentaux aux influences socioculturelles

La capacité à reconnaitre l’expression faciale d’un individu est cruciale pour l’humain, tant au niveau de sa survie qu’au niveau de son adaptation sociale. D’ailleurs, Darwin suggérait déjà, en 1872, que les mouvements faciaux effectués durant l’expression de certaines émotions (p.ex., la peur, la colère, le dégoût) ont évolué pour maximiser les chances de survie de l’humain. Encore aujourd’hui, cette proposition est d’actualité (Susskind et al., 2008), bien qu’elle soit aussi remise en question par plusieurs (Russel, 1994; Jack et al., 2012). Alors qu’une majeure partie des études dans le domaine de l’expression faciale a porté sur la caractérisation du signal émotionnel transmis par celles-ci, il importe aussi d’investiguer les stratégies développées par le système visuel pour arriver à décoder ce signal. Cette présentation explorera cette question sous différents angles. Nous verrons que les mouvements faciaux représentant le cœur d’une expression faciale n’ont pas tous la même importance pour le système visuel. Nous verrons aussi comment l’ajout de propriétés rendant une expression plus naturelle (p.ex. expressions dynamiques vs. statiques, expressions spontanées vs. posées) influence l’information utilisée par le système visuel. Finalement, nous discuterons de la façon dont les expressions faciales d’émotion de même que les stratégies de décodage du système visuel peuvent être influencées par l’environnement socioculturel dans lequel un individu se développe.

Colloque: Neurosciences, santé mentale et toxicomanie

Isabelle Charbonneau – Impact de l’anxiété sociale sur les représentations visuelles d’expressions faciales

Des études montrent que les personnes souffrant d’anxiété sociale ont des difficultés à reconnaître les expressions faciales. Afin de mieux comprendre ce déficit, nous avons comparé les représentations visuelles (RVs) du dégoût et de la colère de personnes anxieuses avec celles de participants contrôles. Les RVs de ces deux expressions ont été révélées chez 40 participants (20 par groupe) grâce à la corrélation inverse (Mangini & Biederman, 2004). À chaque essai, les participants devaient choisir lequel de 2 stimuli semblait le plus colérique ou le plus dégoûté. Les deux stimuli étaient générés à partir du même visage auquel était ajoutée une plage de bruit aléatoire. Une image de classification a été générée pour chaque groupe et chaque expression en moyennant les plages de bruit sélectionnées à chaque essai. Les résultats ne révèlent aucune différence entre les deux groupes quant aux régions faciales représentées en mémoire pour les deux expressions faciales. Des analyses subséquentes montrent toutefois que les RVs des participants anxieux sont jugées comme plus tristes par des participants naïfs, et ce, pour les deux expressions évaluées (colère=[X2(1)=24.14, p<0.001], dégoût=[X2(1)=28, p<0.001]), ce qui est consistant avec l’observation d’un niveau de dépression plus élevé chez nos participants anxieux [t(38)=2.57, p=0.02]. Ces résultats suggèrent que la présence de dépression chez les anxieux sociaux altère les RVs en les rendant plus tristes.

 

Justin Duncan – Sélectivité de l’hémisphère cérébral droit pour l’information horizontale durant le traitement facial

Le traitement des visages est plus efficace lorsqu’ils sont présentés dans le champ visuel gauche (CVG). Cette supériorité du CVG est attribuée à la dominance de l’hémisphère droit pour les visages, mais peu d’explications fonctionnelles ont été proposées (p.ex., traitement global/local). Des travaux récents ont révélé l’importance des orientations spatiales horizontales dans le traitement facial (ex., Goffaux & Dakin, 2010). Nous avons donc vérifié si leur traitement diffère entre les hémisphères. Trente participants ont complété deux tâches dans lesquelles des visages étaient filtrés avec des bulles d’orientation (Duncan et al., 2017). La première, une tâche d’identification, visait à établir un profil de référence. Dans la seconde tâche, un paradigme pareil/différent, une sonde était présentée au CVG ou CVD pendant que l’autre côté voyait un visage moyen. Une cible était ensuite présentée bilatéralement et les participants devaient indiquer si la sonde et la cible étaient la même personne. Des images de classification ont permis d’extraire les orientations utiles (Zcrit=2,101, p<0,05; Chauvin et al., 2005). Tel qu’attendu, l’information horizontale constitue le meilleur prédicteur de performance dans la tâche de référence, Z=3,38. Cela était aussi vrai pour le CVG (Z=3,45), mais pas le CVD (Z=–1,92). La supériorité de l’hémisphère droit serait donc liée à un meilleur traitement des orientations horizontales, mécanisme qui n’avait jamais été exploré jusqu’à maintenant.

 

Francis Gingras – Différences culturelles dans la représentation mentale de la douleur exprimée par des visages d’une autre ethnie que celle de l’observateur

Une reconnaissance efficace de l’expression faciale de douleur est cruciale afin de réagir correctement face aux personnes souffrantes. La présente étude visait à révéler la représentation perceptive de l’expression faciale de douleur pour deux groupes ethniques. Des images de classification (ICs) ont été générées afin de visualiser les représentations de douleur de visages Blancs et Noirs chez 30 participants occidentaux grâce à la reverse correlation (Mangini & Biederman, 2004). Ces ICs ont ensuite été soumises à un Cluster test (Chauvin et al., 2005; tcrit=3.0, k=246, p<0.025). Les résultats révèlent que l’œil droit et la bouche sont représentés différemment pour les deux ethnies de visages. Puisque ces variations n’étaient pas corrélées aux préjugés ethniques (tous les p>0.5), sept participants africains ont été testés afin de tenter d’expliquer ces différences. On cherchait alors à déterminer si ces différences étaient attribuables à la morphologie des visages ou à l’importance accordée par l’observateur aux traits de douleur pour un visage provenant d’une autre ethnie. Pour les participants africains, la douleur pour les visages Blancs est davantage associée au plissement des sourcils comparativement à celle pour les visages Noirs (tcrit=3.0, k=246, p<0.025). Ces résultats suggèrent que l’importance accordée aux traits de douleur est modulée par l’ethnie du visage qui l’exprime.

Séance d’affiches

Colloque: Neurosciences, santé mentale et toxicomanie

Gabrielle Dugas – Les orientations spatiales spécifiques à l’identification des visages

Plusieurs études ont révélé le rôle fondamental des orientations horizontales en identification de visages. Or, les tâches utilisées pour l’instant ne permettent pas discerner l’impact de l’information d’identité de celle de l’information physique de bas niveau. Afin de contourner ce problème, nous avons utilisé une méthode contrôlant précisément les différences physiques entre des stimuli qui peuvent être catégorisés comme provenant de la même identité ou non. À chaque essai, les participants (N = 10) voyaient une cible et deux choix de réponse dont l’information visuelle était échantillonnée avec des bulles d’orientation. L’un des choix, la bonne réponse, était identique à la cible. Les possibles choix alternatifs, créés par un logiciel de morphing, pouvaient soit partager l’identité de la cible ou provenir d’une identité différente. De façon importante, tous les choix alternatifs étaient identiques quant à leur distance physique avec la cible. Les orientations horizontales étaient significativement associées aux bonnes réponses (Zcrit=2.101; Zmax=4,25, p<0,05) mais uniquement quand les deux choix de réponse différaient sur l’identité. Par contre, aucune orientation n’a atteint le seuil lorsque les deux choix différaient uniquement sur l’information de bas niveau (Zmax=1,41, p>0,05). Une comparaison à l’aide d’un test-t apparié a révélé une spécificité du traitement des horizontales lorsque la tâche implique de reconnaitre l’identité d’un visage (t(9)=2,8, p<0,05).

 

Marie-Pier Plouffe-Demers – L’impact du genre sur la capacité à discriminer l’expression faciale de douleur

Des études ont démontré un avantage des femmes en reconnaissance des expressions de douleur (e.g. Hill and Craig, 2004), mais l’impact du genre sur les stratégies visuelles qui y sont sous-jacentes demeure inexploré. Nous avons mesuré les stratégies visuelles de 30 participants (15 hommes) avec la méthode Bubbles (Gosselin & Schyns, 2001), qui échantillonne aléatoirement des traits du visage dans 5 bandes de fréquences spatiales. Pour chacun des 1512 essais, deux avatars bullés (parmis 2 genres x 4 niveaux d’intensité de douleur) étaient présentés au participant qui devait identifier celui présentant le plus haut niveau de douleur. L’écart d’intensité entre les 2 visages variait entre 100% (facile), 66% (moyen) et 33% (difficile). Le nombre de bulles nécessaire au maintien d’une précision moyenne de 75% faisait office de mesure de performance (Royer et al., 2015). Les résultats indiquent la nécessité d’un plus grand nombre de bulles pour les hommes (M=77.6, SD=36.8) que les femmes (M=52.3, SD=24.5) dans la condition la plus difficile [t(28)=2.22, p=0.04], suggérant une performance supérieure des femmes. De plus, les résultats indiquent que les femmes utilisent davantage la bande de fréquence spatiale la plus basse comparativement aux hommes (Zcrit=2.7, p<0.05; 5.4-2.7 cycles par visage). Ces résultats suggèrent un impact du genre de l’observateur sur la performance et sur les stratégies visuelles sous-jacentes à la discrimination de l’expression faciale de la douleur.

 

 

Camille Saumure – Le niveau d’empathie a un impact sur les représentations mentales de l’expression faciale de douleur

L’expérience de douleur entraîne la contraction de muscles faciaux (Kunz et al., 2012) qui sont encodés dans la représentation mentale (RM) de l’observateur (Blais et al., en révision). L’exposition à la douleur entraînerait une réaction cérébrale empathique (Botvinick et al.,2005) qui varie en fonction du niveau d’empathie (Saarela et al. 2007). Dans la présente étude, les RMs de 54 participants (18 hommes) ont été mesurées avec la Reverse Correlation (Mangini & Biederman, 2004). Pour 500 essais, ceux-ci devaient choisir le visage qui semblait le plus en douleur entre deux stimuli. À chaque essai, les stimuli étaient générés à partir du même visage, auquel était ajouté ou soustrait du bruit visuel. Le niveau d’empathie a été mesuré avec le test du quotient émotionnel (Baron-Cohen et Wheelwright, 2004) et utilisé comme poids pour générer deux images de classification (IC) pour les niveaux d’empathie élevée et faible. Des sujets indépendants (N = 24) ont ensuite jugé l’IC de forte empathie comme étant significativement plus intense dans les régions associées à l’expression de douleur (sourcils x= 24, nez/lèvre supérieure x= 10.67, yeux x= 6 [p<0.05]). Une IC de différence (forte–faible empathie), soumise à un Cluster test (Chauvin et al., 2005), a dévoilé une différence significative dans la région de la bouche (ZCrit = 2.7, K = 90, p<0.025). Ces résultats suggèrent que la RM de l’expression de douleur varie selon les différences individuelles d’empathie.

Colloque: Développement et fonctionnement des personnes et des communautés et vie sociale

Joël Guérette – L’influence du statut suite à l’éjection d’un joueur ou d’un entraîneur dans la Ligue de baseball majeur

Les joueurs et entraîneurs de baseball critiquent le travail des officiels, entre autres afin d’influencer leurs décisions. Nous avons récemment montré que de critiquer une décision de l’arbitre au marbre modifie la surface de la zone de prises, offrant un avantage à l’équipe ayant exprimé son désaccord. La critique étant inacceptable au baseball, cet avantage est accompagné de l’éjection de la personne fautive. L’éjection d’un joueur a des conséquences négatives plus importantes pour une équipe que celle d’un entraîneur. L’objectif de la présente étude est de comparer l’impact de l’éjection d’un joueur et d’un entraîneur sur la surface de la zone de prises. Pour ce faire, nous avons comparé la taille de la zone de prises des officiels de la Ligue de baseball majeur (MLB) selon le type d’éjection. Les surfaces de zones de prises ont été mesurées avant et après les expulsions à partir du positionnement spatial des lancers (72258) recueillis dans la base de données de la MLB pour les saisons 2008 à 2015. Une analyse par bootstrap à l’aide du modèle additif généralisé a révélé une diminution significativement plus grande de la zone de prises, t(389)=-3.66, p<0.001, suite à l’éjection d’un joueur par rapport à celle d’un entraîneur. Ces résultats suggèrent que suite à l’éjection d’une personne par l’arbitre, la perception et la prise de décision de ce dernier lors des lancers subséquents changent de façon à compenser les conséquences négatives engendrées par l’expulsion.

Félicitations à tous!!!

Participation du LPVS au congrès annuel de Vision Science Society

Le LPVS a présenté plusieurs projets de recherche au cours du congrès annuel de Vision Science Society, qui s’est déroulé à St. Pete Beach, en Floride, lors de la semaine du 17 au 22 mai 2019. Ce congrès de renommée internationale rassemble des chercheurs travaillant dans le domaine de la vision afin de faire progresser les connaissances scientifiques actuelles. Plusieurs disciplines liées à ce champ d’étude s’entrecoupent donc entre elles et le congrès vise à présenter les diverses avancées présentes au sein de chacune d’entre elles. Ces disciplines incluent la psychologie visuelle et perceptive, les neurosciences, la vision computationnelle et la psychologie cognitive. Les nombreuses séances de présentation d’affiches sont divisées en thèmes selon les sujets qui y sont présentés. Voici un aperçu des affiches présentées par notre laboratoire lors du congrès:

Séance d’affiche – Visages: Les procédés de traitement des traits faciaux

 

Right hemisphere horizontal tuning during face processing

Justin Duncan1,2, Guillaume Lalonde-Beaudoin1, Caroline Blais1 , Daniel Fiset1;

1 Université du Québec en Outaouais, 2 Université du Québec à Montréal

 

VOIR AFFICHE

 

Left visual field (LVF) superiority refers to greater face processing accuracy and speed, compared to faces presented in the right VF (e.g., Sergent & Bindra, 1981). It is generally attributed to right hemisphere dominance (e.g., Kanwisher et al., 1997), but few mechanisms have been proposed for this phenomenon (e.g., global/local or low/high spatial frequency processing differences). Recent forays in the face processing literature have however revealed a critical role for horizontal spatial orientations (e.g., Goffaux & Dakin, 2010; Pachai et al., 2013). In line with these results, we verified whether orientation tuning might differ across hemispheres. Thirty participants completed two tasks measuring tuning profiles with orientation bubbles (Duncan et al., 2017). The first task was a 10 AFC identification, to generate a reference profile. The second task introduced lateralized presentations. In this task, a filtered probe face half (one of ten familiar individuals) was presented to either the LVF or RVF, while the other side viewed an average face half (randomized across trials). A target was then presented bilaterally, and participants indicated whether the probe and target were the same person. Central fixation was enforced with eye tracking (M = 97.7%, SD = 3.1% compliant trials) during the probe presentation (60 ms). Classification images were generated to extract diagnostic orientations. The statistical threshold (Zcrit = 2.101, p < 0.05) was established with the Stat4CI toolbox (Chauvin et al., 2005). As expected, horizontals predicted the best accuracy in the reference task (Z = 3.38). This relationship was also observed for the LVF (Z = 3.45), but not for the RVF (Z = –1.92). These results provide novel evidence for right hemisphere horizontal tuning for faces.

 

Identity specific orientation tuning for faces revealed by morphing Angelina into Jessica

Gabrielle Dugas1, Justin Duncan1,2, Caroline Blais1 , Daniel Fiset1;

1 Université du Québec en Outaouais, 2 Université du Québec à Montréal

 

VOIR AFFICHE

 

Many recent studies have revealed that face recognition heavily relies on the processing of horizontal spatial orientations. However, most of those studies used tasks where it is difficult to dissociate the impact of physical face information from that of identity-specific information. To investigate this issue, we used a method designed to precisely control the physical difference between stimuli, and verified the horizontal tuning for faces of identical distances with regard to low-level properties but of different perceptual distance with regard to identity. Ten participants each completed 2,880 trials in a 2-ABX match-to-sample task. On each trial, the participants saw a target and two response alternatives, both sampled with the same orientation bubbles (Duncan et al., 2017). One response choice was visually identical to the sample (i.e. the correct response) whereas the other was either on the same side (within-identity [WI]) or on the other side (between-identity [BI]) of the categorical barrier. Thus, the physical distance between the target and the different (WI or BI) alternative was always the same, but the perceptual distance was not. As expected, WI trials were more difficult than BI trials for all participants, as indicated by the higher number of bubbles needed for the former (WI: M=101.66, SD=83.50) than the latter (BI: M=15.85, SD=14.94). Orientation tuning in the BI and WI conditions was revealed by computing a weighted sum of the orientation filters across trials, using participant accuracies as weights. In the BI condition, horizontal orientations between 62 and 101degres were significantly associated with accuracy (Zcrit=2.101; Zmax=4.25, p<0.05, peak at 84 degres); whereas no orientation reached the threshold in the WI condition (Zmax=1.41, p>0.05). Comparing horizontal tuning between the two conditions using a paired sample t test reveals an identity-specific horizontal tuning for faces, t(6) = 2.8, p < 0.05.

 

Séance d’affiche – Visages: Expressions faciales et discours

 

Discrimination of facial expressions and pain through different viewing distances

Isabelle Charbonneau1, Joël Guérette1 2, Caroline Blais1, Stéphanie Cormier1, Fraser Smith, Daniel Fiset1;

1 Université du Québec en Outaouais, 2 Université du Québec à Montréal

 

VOIR AFFICHE

 

Due to its important communicative function, a growing body of research has focused on the effective recognition of the facial expression of pain. Here, we investigated how pain along with the basic emotions are recognized at different viewing distances. Sixteen participants took part in an 8-expression categorization task (2400 trials per participant). We used the Laplacian Pyramid toolbox (Burt & Adelson, 1983) to create six reduced-size images simulating increasing viewing distances (i.e. 3.26, 1.63, 0.815, 0.41, 0.20, 0.10 degree of visual angle). Unbiased hit rates (Wagner, 1993) were calculated to quantify the participants’ performance at each viewing distance. A 6 x 8 (Distance x Emotion) repeated measures ANOVA revealed a significant interaction F(8.54, 128.22) = 15.97, p < .001 (η2=0.516). Separate repeated measure ANOVAs looking at the effect of Emotion for each Distance were conducted and follow-up paired sample t-tests (corrected p = 0.05/28) revealed significant differences between expressions. At the most proximal distance, we found a significant effect of Emotion F(7,105)=21.41, p<.001 (η2=0.588) where happiness and angry were the two best-recognized emotions (all p’s<.005) followed by disgust, pain, fear, surprise and sadness. Interestingly, we found surprise and happiness to be the best-recognized expressions at further distances (all p’s<.05) which is consistent with previous findings (Smith & Schyns, 2009). Most importantly, recognition of pain decreased with increasing viewing distances and was not well recognized at the furthest distance. Taking into account that changes in viewing distance modulate the spatial frequency content available to an observer by progressively peeling off high SFs as the stimulus moves further away, these results are consistent with recent findings suggesting that pain categorization and discrimination rely mostly on mid-SFs (Guérette et al., VSS 2017).

 

 


Spatial frequencies 
underlying the detection of basic emotions and pain

Joël Guérette1 2 , Isabelle Charbonneau1, Stéphanie Cormier1, Caroline Blais1, Daniel Fiset1;

1 Université du Québec en Outaouais, 2 Université du Québec à Montréal

 

VOIR AFFICHE

 

Many studies have examined the role of spatial frequencies (SFs) in facial expression perception. However, although their detection and recognition have been proposed to rely on different perceptual mechanisms (Sweeny et al., 2013; Smith & Rossit, 2018), the SFs underlying these two tasks have never been compared. Thus, the present study aimed to compare the SFs underlying the detection and recognition of facial expressions of basic emotions and pain. Here, we asked 10 participants (1400 trials per participant) to decide if a stimulus randomly sampled with SF Bubbles (Willenbockel et al., 2010) corresponded to an emotion or a neutral face. Classification vectors for each emotion were computed using a weighted sum of SFs sampled on each trial, with accuracies transformed in z-scores as weights. We then compared the SFs used in this task to those obtained in a previous study using the same stimuli and method but during a recognition task (Charbonneau et al., 2018). Overall, accurate detection of emotions was significantly associated with the use of low-SFs (ranging from 3.33 to 6 cycles per face (cpf); Zcrit=3.45, p< 0.05). Happiness was the only emotion relying on similar low-SFs for both tasks. Other emotions were associated with the use of higher SFs in the recognition task. Interestingly, the detection of fear (ranging from 1.67 to 7 cpf, peaking at 4 cpf) and surprise (ranging from 1.33 and 6.33 cpf, peaking at 3.33 cpf) was associated with the lowest SF information. These results are consistent with the idea that low-SF represent potent information for the detection of emotions, especially those with a survival value such as fear. However, the contribution of higher SFs is needed to discriminate between emotions for their accurate recognition.

 

Séance d’affiche – Visages: Attention et différences individuelles

 


Link between initial fixation location and spatial fre- quency utilization in face recognition

Amanda Estéphan1,2, Carine Charbonneau1 , Virginie Leblanc1, Daniel Fiset1, Caroline Blais1;
1 Université du Québec en Outaouais, 2 Université du Québec à Montréal

 

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Recent face perception studies have explored cultural and individual differences with regard to visual processing strategies. Two main strategies, associated with distinct eye movement patterns, have been highlighted: global (or holistic) face processing involves fixations near the center of the face to facilitate simultaneous peripheral processing of key facial features (i.e. eyes and mouth); local (or analytic) face processing involves fixations directed to those facial features (Chuk et al, 2014; Miellet et al, 2011). Interestingly, some studies have also found cultural and individual differences in the spatial frequencies (SFs) used for face identification, which seem to fit the eye movement data. For instance, East Asians use a more global fixation pattern (Blais et al, 2008), and lower SFs (Tardif et al, 2017), compared to Western Caucasians; myopes tend to use a more local fixation pattern, and higher SFs, compared to emmetropes (Estephan et al, 2018). However, whether a common underlying link between eye movements and SF use exists is still unknown. In order to investigate this question, the eye movements of 24 Canadian participants were monitored while they completed an Old/New face recognition task, and the SF Bubbles method (Willenbockel et al., 2010) was used to measure the same participants’ SF utilization during a face identification task. Fixation duration maps were computed for each participant using the iMap4 toolbox (Lao et al., 2017), and participants’ individual SF tuning peaks, obtained with SF Bubbles, were calculated. Group analyses based on participants’ initial fixation location were performed on SF tuning; correlations between initial fixation location and SF tuning peaks were also calculated. In sum, our data failed to reveal a clear link between eye movement patterns and SF utilization. However, these results are preliminary and more participants will be tested to increase statistical power. Nonetheless, our results highlight that the underlying relation between eye movements and SF use that could possibly drive the previously observed contingencies between these two measures is potentially of a more complex nature.

 

Séance d’affiche – Visages: Facteurs sociaux et culturels

Evaluating Trustworthiness: Differences in Visual Rep- resentations as a Function of Face Ethnicity

Francis Gingras1, Karolann Robinson1, Daniel Fiset1, Caroline Blais1;

1 Université du Québec en Outaouais

 

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Trustworthiness is rapidly and automatically assessed based on facial appearance, and it is one of the main dimensions of face evaluation (Oosterhof & Todorov, 2008). Few studies have investigated how we evaluate trustworthiness in faces of other ethnicities. The present study aimed at comparing how individuals imagine a trustworthy White or Black face. More specifically, the mental representations of a trustworthy White and Black face were measured in 30 participants using a Reverse Correlation task (Mangini & Biederman, 2004). On each trial (N=500 per participant), two stimuli, created by adding sinusoidal white noise to an identical base face (White or Black, depending on the experimental condition), were presented side-by-side. The participant’s task was to decide which of the two looked most trustworthy. The noise patches corresponding to the chosen stimuli were summed to produce a classification image, representing the luminance variations associated with a percept of trustworthiness. A statistical threshold was found using the Stat4CI’s cluster test (Chauvin et al., 2005), a method that corrects for the multiple comparisons across all pixels while taking into account the spatial dependence inherent to coherent images (tcrit=3.0, k=246, p<0.025). Results show that for a White face, perception of trustworthiness is associated with a lighter eye region; for a Black face, perception of trustworthiness is associated with a darker right eye and a lighter mouth. Statistically comparing both classification images (tcrit=3.0, k=246, p<0.025) revealed that the eye region was more important in judging trustworthiness of White faces, while the mouth region was more important for Black faces. The present study shows that facial traits used to form the mental representation of trustworthiness differ with face ethnicity. More research will be needed to verify if this finding generalizes across populations of different ethnicities.

 

Variation of empathy in viewers impacts facial features encoded in their mental representation of pain expression.

Marie-Pier Plouffe-Demers1 2 , Camille Saumure1, Daniel Fiset1 , Stéphanie Cormier1 ,  Miriam Kunz3 , Caroline Blais1;
1 Université du Québec en Outaouais, 2 Université du Québec à Montréal, 3 University of Groningen

 

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The impact of gender on visual strategies underlying the discrimination of facial expressions of pain

Camille Saumure1, Marie-Pier Plouffe-Demers1 2, Daniel Fiset1 , Stéphanie Cormier1 ,  Miriam Kunz3 , Caroline Blais1;
1 Université du Québec en Outaouais, 2 Université du Québec à Montréal, 3 University of Groningen

 

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Previous studies have found a female advantage in the recognition/detection (Hill and Craig, 2004; Prkachin et al., 2004) of pain expressions, although this effect is not systematic (Simon et al., 2008; Riva et al., 2011). However, the impact of gender on pain expression recognition visual strategies remains unexplored. In this experiment, 30 participants (15 males) were tested using the Bubbles method (Gosselin & Schyns, 2001), which randomly sampled facial features across five spatial frequency (SF) bands to infer what visual information was successfully used. On each of the 1,512 trial, two bubblized faces, sampled from 8 avatars (2 genders; 4 levels of pain intensity), were presented to participants who identified the one expressing the highest pain level. Three difficulty levels, determined by the percentage of pain difference between the two stimuli (i.e 100%, 66% or 33%) were included. Number of bubbles needed to maintain an average accuracy of 75% was used as a performance measure (Royer et al., 2015). Results indicated a trend towards a higher number of bubbles needed by male (M=57.7, SD=30.4) in comparison to female (M=40.2, SD=23.2), [t(28)=2.02, p=0.05]. Moreover, this difference was significant with the highest level of difficulty [t(28)=2.22, p=0.04], suggesting that pain discrimination was more difficult for male (M=77.6, SD=36.8) than female (M=52.3, SD=24.5). Classification images, generated by calculating a weighted sum of the bubbles position (where accuracies transformed in z-scores were used as weights), revealed that female made a significantly higher use of the lowest band of SF (Zcrit = 2.7, p<0.05; 5.4-2.7 cycles per face). These results suggest that gender impacts the performance and the visual strategies underlying pain expression recognition.

De grandes avancées pour le LPVS!

Nous sommes heureux d’annoncer que le Laboratoire de perception visuelle et sociale (LPVS) a reçu dernièrement un fond de recherche d’une valeur de 249 978$ en provenance de la Fondation canadienne pour l’innovation (FCI) et de ses partenaires, dont le Gouvernement du Québec. Ces fonds seront utilisés en vue de développer trois nouvelles plateformes au sein du laboratoire, soit une plateforme de psychophysique, une plateforme de mouvements oculaires et une plateforme d’électroencéphalographie. Plein de nouveaux projets pour le laboratoire sont à venir!

Le LPVS a également sû se démarquer lors du congrès annuel de la Société québécoise pour la recherche en psychologie (SQRP) qui s’est déroulé au Mont-Tremblant les 22, 23 et 24 mars derniers. En effet, nos directeurs et nos étudiants ont participé à deux symposiums lors du congrès et ont présenté, en tout, onze communications orales et deux affiches. De plus, trois étudiantes du laboratoire, soit Isabelle Charbonneau, Marie-Pier Plouffe-Demers et Gabrielle Dugas, ont fait partie du comité organisationnel du congrès et ont donc contribué grandement à la gestion et à l’organisation de cette fin de semaine.

Ashley Nixon Photography. De gauche à droite: Gabrielle Dugas, Isabelle Charbonneau, Amanda Estéphan, Camille Saumure, Caroline Blais, Daniel Fiset, Justine Goulet, Joël Guérette, Justin Duncan et Francis Gingras. (Manquant: Adrianne Pauzé)

Nous désirons également souligner l’obtention du Prix Guy-Bégin lors du congrès de la SQRP par Amanda Estéphan, étudiante du laboratoire au Ph.D. Elle a sû se démarquer lors de la publication de son article intitulé «Time Course of Cultural Differences in Spatial Frequency Use for Face Identification (2018)», qu’elle a d’ailleurs pu présenter lors du congrès. Son étude a démontré que la culture pouvait affecter la nature même de l’information préférée par le système visuel et que son impact sur le traitement des visages avait lieu très tôt au cours du processus.

«La perception relève de l’interprétation du monde qui nous entoure. Par conséquent, des phénomènes visuels que l’on croyait robustes et universels, comme certaines illusions d’optique, ne se généralisent pas nécessairement à tous les environnements culturels et géographiques. On observe notamment des différences importantes entre la façon dont des individus issus de cultures de l’Asie de l’Est et ceux issus de cultures occidentales distribuent leur attention. Par exemple, des différences sur le plan des mouvements oculaires en reconnaissance de visages suggèrent que les Asiatiques distribuent leur attention plus largement que les Occidentaux, et que ces différences attentionnelles ont même un impact sur les mécanismes fondamentaux du traitement visuel : pour identifier un visage, les Asiatiques utilisent davantage l’information plus grossière (codée en basses fréquences spatiales) contenue dans le stimulus, tandis que les Occidentaux utilisent davantage l’information plus fine (codée en hautes fréquences spatiales). La présente étude a, de surcroît, démontré qu’entre des Canadiens et des Chinois, ces différences surviennent à des stades précoces du traitement visuel, aussi tôt que 34 ms suivant l’apparition du visage. » Amanda Estéphan

Toutes nos félicitations à Amanda!

Ashley Nixon Photography. Amanda Estéphan.

Enfin, nous souhaitons féliciter Joël Guérette, étudiant au Ph.D, qui a remporté pour une deuxième année consécutive le prix de la meilleure communication orale étudiante dans l’axe social/organisationnel suite à sa présentation intitulée « La décision de compensation chez les arbitres sportifs : L’influence du niveau d’aptitudes d’un joueur de la Ligue de baseball majeur sur les décisions de l’officiel ». Au cours de sa présentation, il a présenté des données montrant qu’une expulsion pour avoir crié après l’arbitre avantage l’équipe du joueur exclu lorsque le comportement est effectué par l’un des meilleurs joueurs de celle-ci.

« Le but de notre étude était de démontrer l’influence du niveau de performance de joueurs de baseball professionnels sur les décisions des officiels. Notre hypothèse était que l’éjection des meilleurs joueurs d’une équipe pousserait un arbitre à prendre des décisions ultérieures en faveur de cette équipe, afin de compenser pour la perte d’un joueur ayant une grande utilité. Cette hypothèse s’appuyait sur la théorie de la décision de compensation (makeup call) qui stipule que les arbitres sportifs ont tendance à tenter d’équilibrer les conséquences de leurs décisions par souci d’équité pour les deux équipes. Cette étude fait suite à celle présentée au congrès de la SQRP de l’an dernier, dans laquelle nous avions montré que le fait de crier après l’arbitre pouvait influencer les décisions de ce dernier à l’avantage de l’équipe formulant la critique. Nos plus récentes données permettent de montrer que les comportements agressifs dirigés vers l’arbitre peuvent offrir un avantage pour son équipe, mais que cet avantage est modulé par l’ampleur des conséquences des décisions de l’officiel, supportant la théorie de la décision de compensation. » Joël Guérette

Félicitations Joël!

Ashley Nixon Photography. De gauche à droite: Isabelle Charbonneau, Joël Guérette et Denis Cousineau.

Une subvention attribuée au LPVS-UQO pour un projet pilote!

Le LPVS-UQO a obtenu une subvention de recherche dans le cadre du concours de subventions pilotes du Centre de recherche en neurosciences cognitives de l’Université du Québec à Montréal (NeuroQAM).

Dans le cadre de ce concours, Dr Fiset et Dre Blais en collaboration avec Dr Saint-Amour de l’UQAM ont mis sur pied un projet intitulé «l’Impact de l’amblyopie sur le traitement de visages : Une étude psychophysique et électrophysiologique». Ainsi ce projet vise à mieux comprendre les conséquences de l’amblyopie sur la perception des visages au niveau comportemental et neurophysiologique.

Nous sommes bien heureux de cette nouvelle et enthousiastes d’entamer ce projet passionnant !